phototherapie

Publié le par photomedecine

Photothérapie

La photothérapie (Grec) et la luminothérapie (Latin) ont la même signification ’thérapie par la lumière’.

La photothérapie est née suite aux découvertes du Docteur Norman Rosenthal, un psychiatre américain, de nombreuses études cliniques ont permis d’établir le lien entre le manque de lumière et divers troubles qui peuvent survenir avec la période sombre ou en cas d’exposition insuffisante ou décalée à la lumière naturelle du jour.

C’est grâce à ces découvertes que cette thérapie médicale a vu le jour. Le manque de lumière génère la sécrétion de mélatonine (hormone somnifère) en trop grande quantité (fondements médicaux sur la photothérapie).

C’est cette hormone produite par l’épiphyse (glande pinéale) qui est à l’origine de notre besoin de sommeil. Les lampes de photothérapie agissent sur la régulation de la mélatonine.

Cours - La photothérapie

 

 

I. Généralités

  • Principal moyen thérapeutique de l'ictère à bilirubine libre
  • photo décomposition de la bilirubine libre en métabolites hydrosolubles (élimination urinaire)
  • Efficacité demande le respect de certaines règles techniques :
    • lumière bleue ou blanche contrôlée (bleue plus performante)
    • enfant couché dans un incubateur ou berceau placé sous l'appareil de photothérapie (4 à 8 tubes fluorescents jamais d'ultra violets)
    • propreté des rampes de plexiglas et de la couveuse
    • distance appareil/peau de l'enfant <45cm (entre 35 et 40cm)
    • exposition maximale (enfant nu) avec alternance dos/ventre

II. Indications

  • selon dosage plasmatique de la bilirubine totale et libre
  • Si faisable : dosage de Bilirubine Non liée (BNL) à l'albumine : infos quant au risque d'ictère nucléaire (seuil de toxicité : 1mg/dl)
  • + imprégnation cutanée de la bilirubine est importante + la photothérapie est efficace
  • Débuter la photothérapie quand la bili libre (en µmol/l) est > ou = à 1/10 ème du poids corporel du bébé en g sans dépasser 280µmol/l si appareillage performant ou 250 si + ancien.
  • Si situation majorant le risque d'Ictère (infection néonatale, acidose métabolique…) : valeur de décision réduite de 50µmol/l.
  • Après le 5 ème jour de vie cette valeur peut être majorée de 50µmol/
  • Ictère précoces (<24h) photothérapie immédiate de façon continue ou discontinue en fonction de l'intensité de l'ictère.

III. Les différents modes de photothérapie

  • Conventionnelle/traditionnelle :
    • Rampes à lumière bleue ou blanche placée à 35/40cm au dessus de l'incubateur/berceau
  • Photothérapie intensive :
    • Energie > à conventionnelle, simultanément sur l'ensemble de la surface cutanée
    • Ictère hémolytique par incompatibilité foeto-maternelle (diminution des exsanguino-transfusions)
    • Tubes dessus/dessous ou seulement dessus ou dessous (irradiation indirecte de l'autre face grâce à hamac translucide et surface réfléchissante)
    • Baisse rapide de la bilirubinémie totale : 20 à 30% voire + après seulement 4 à 8h d'exposition
  • Photothérapie maternisée :
    • Pas de séparation d'avec la maman
    • Application de la lumière directement sur la peau grâce à fibres optiques (irradiation d'une surface limitée de peau, s'adresse à prématurés)
    • Enfant revêt une turbulette spéciale sur un bilibed (NNAT en suite de couche)
    • Pas d'irradiation de la face (donc pas de protection des yeux)
    • Pas de risque d'hypothermie car nouveau né habillé
    • Pas d'éblouissement pour le personnel et les parents

IV. Surveillance

  • Protection oculaire (lunettes opaques et non occlusive des narines)
  • Protection des gonades des garçons avec une couche (risque mutagène ?)
  • Surveillance régulière de la température corporelle + état d'hydratation (si photothérapie > ou = à 12/24h majorer l'apport hydrique de 10 à 20%)
  • suppression temporaire du lactose de l'alimentation en cas de diarrhée due à une intolérance au lactose
  • Surveillance par monitorage cardiorespiratoire
  • risque d'effet rebond de l'ictère après une séquence de photothérapie intensive (contrôle de la bilirubinémie à distance)
  • Arrêt de la photothérapie quand apparition de biliconjuguée (risque de syndrôme de bébé bronzé: coloration verdâtre très tenace avec risque d'insuffisance hépato cellulaire)
  • Risque de ballonnements abdominaux/ reflux GD (résidus gastriques verdâtres :. Conserver l'alimentation si transit OK)
  • coloration cutanée non fiable sous photoT donc dosage sérique régulier/ pas de bilirubinomètre transcutané. (attendre 9 à 12h après photoT pour l'utiliser)
  • Action +/- rapide de la photoT chez sujets à peau pigmentée : temps d'exposition prolongé (x2)

S. HERVIEU Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. , Etudiante en Puériculture

 

Luminothérapie

La luminothérapie est née au États-Unis grâce au célèbre Professeur Ronsenthal qui fut le premier à découvrir la corrélation entre la dépression hivernale appelée aussi dépression saisonnière et le manque de lumière. Le traitement consiste en une exposition quotidienne face à une lampe de luminothérapie médicale afin de combler le manque de lumière due à la baisse d’ensoleillement hivernal pour retrouver l’énergie et la vitalité.

La luminothérapie et la dépression hivernale saisonnière

Appelée TAS troubles affectifs saisonniers en France et SAD seasonal afective disorder outre atlantique, cette dépression saisonnière intervient pendant la période sombre de l’année, de septembre à avril.
Le manque de lumière naturelle cause de nombreux troubles mais le principal est la sécrétion de mélatonine. C’est cette hormone somnifère qui est à l’origine du blues de l’hiver appelé plus communément blues hivernal. La mélatonine va nous donner cette envie de dormir et cette fatigue quotidienne entraîne soit une petite déprime soit une dépression plus grave qui entrave le bon déroulement de la vie quotidienne.

En automne et en hiver un grand nombre de gens se sentent fatigués, sans énergie avec une baisse de morale, l’humeur maussade et mangent plus que d’habitude. Pour certaines personnes, cet état peut aller jusqu’à la dépression.
Les principaux symptômes se caractérisent par Fatigue matinale, manque de dynamisme, maux de tête, irritabilité, diminution de l’activité sexuelle, une fatigue persistante et un besoin de s’isoler socialement. Pertes de productivité, d’intérêt, de motivation, un besoin excessif de sommeil et une augmentation significative de l’appétit (avec un penchant pour les aliments sucrés), les symptômes du TAS se manifestent habituellement à partir du mois d’octobre, et disparaissent avec l’arrivée des beaux jours; ce cycle se répétant d’une année à l’autre.


Lorsque les jours raccourcissent pendant la période sombre, une personne sur cinq est victime du blues de l’hiver. Les femmes ainsi que les adolescents seraient les plus affectées par ce mal saisonnier.

Luminothérapie : la lumière resynchronise l’horloge biologique

La problématique vient du fait que l’hiver nous manquons de synchronisateur jour / nuit forts et marqués.
Notre organisme est rythmé par notre horloge biologique interne qui est elle même rythmée par les cycles circadiens sur une durée d’environ 24 heures.
Le synchronisateur principal de notre organisme est la lumière et c’est l’alternance du jour et de la nuit qui va rythmer nos cycles de veille et de sommeil.


Voila pourquoi la période hivernale et son manque de lumière peut provoquer une dérégulation de notre horloge biologique et par la suite des troubles dépressifs saisonniers ou des troubles du sommeil.

La luminothérapie permet de compenser ce manque de lumière et permet de retrouver la vitalité en bloquant la mélatonine (hormone somnifère nocturne) qui est sécrétée anormalement dans la journée.


Les lampes de luminothérapie agissent sur la régulation de la mélatonine.

La luminothérapie est aussi très utilisé pour les personnes qui travaillent à l’abri de la lumière du jour et notamment les travailleurs sous éclairage artificiel ainsi que les travailleurs de nuit.



Nous savons aujourd’hui que le simulateur d’aube appelé aussi lampe réveil permet une excellente complémentarité à un traitement de luminothérapie.


 

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P
<br /> Justement, j'ai fait une recherche sur la photothérapie et je suis tombé sur votre article qui m'a l'air bien détaillé.<br /> <br /> Merci<br /> <br /> <br />
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L
<br /> Très intéressant cet article<br /> <br /> <br />
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